Santé mentale des femmes enceintes et des mères allaitantes à Matam : un suivi longitudinal de 21 jours en saison chaude
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Comment la chaleur extrême affecte-t-elle, au fil des jours, le bien-être et la santé mentale des mères ? Pour le savoir, le suivi doit se faire sur la durée. C'est l'objet de l'enquête d'auto-évaluation que mène le projet SPRINT-Sen du 9 au 29 juin 2026, en pleine saison chaude, auprès des femmes enceintes et des mères allaitantes de ses quatre sites d'étude. Administrée en parallèle de la troisième vague d'enquête quantitative, cette collecte vient saisir, au plus près du quotidien, ce qu'une enquête ponctuelle ne peut capter : une visite au domicile donne une mesure à un instant donné, mais rend mal compte d'états par nature fluctuants comme l'humeur, l'irritabilité, l'anxiété ou la qualité du sommeil.
Une étude nichée dans la cohorte
Cette enquête s'appuie sur les ménages de la cohorte, déjà suivis lors des vagues précédentes, et prolonge les premières collectes réalisées au domicile pendant les pics de chaleur, ainsi que les premières données de santé mentale recueillies. Son objectif : suivre, jour après jour, l'évolution de l'état émotionnel et mental d'un échantillon de 220 femmes sur une période de vingt et un (21) jours, dans les quatre sites du projet (Matam, Ourossogui, Gaol et Taiba). Les participantes ont été sélectionnées de façon aléatoire parmi les femmes éligibles de ces ménages.
Une enquête née des observations de terrain
Cette enquête trouve son origine dans les premières données qualitatives du projet. Les entretiens menés auprès des mères, des familles et des professionnels de santé ont mis en évidence la vulnérabilité particulière des femmes enceintes et allaitantes face aux effets de la chaleur sur la santé mentale. La collecte longitudinale vise précisément à mieux comprendre et quantifier ces effets : elle documente la dynamique d'évolution des difficultés psychiques selon les conditions environnementales, et s'intéresse notamment à l'impact de la chaleur sur le sommeil, à la variation des revenus et à la qualité des relations familiales.
Une collecte portée par des acteurs communautaires de proximité
Pour administrer ce questionnaire, le projet s'appuie sur des acteurs communautaires, formés, chargés de recueillir les réponses auprès des femmes sélectionnées dans leur zone d'intervention. Leur ancrage local et la relation de confiance qu'ils entretiennent avec les participantes sont un atout déterminant : ils facilitent le recueil quotidien d'une parole souvent difficile à exprimer sur la santé mentale.



